dimanche 22 avril 2012

Une bougie !


Ca fait aujourd’hui un an que j’ai quitté Lyon ! J’ai l’impression que c’était hier que je disais au revoir à ma p’tite Maman, Marion, Dam’s et Chewi sur le quai de la gare à 6h du mat’. J’ai parcouru de nombreux kilomètres depuis, rencontré des personnes de tous horizons, découvert des endroits magnifiques, des cultures et des pays très différents et vécu des moments inoubliables !! Et ce n’est pas fini !
Je serai en Nouvelle-Zélande jusqu’au 31 mai, date à laquelle je prendrai l’avion pour me rendre à Vancouver ! Seulement une semaine sur place avant de reprendre les airs pour découvrir le Québec en compagnie de Morgane ! Nous repartirons ensemble, chez elle, en Guadeloupe, où je vais rester presque deux semaines. :)
Arrivée à Paris prévu le 30 juin !

 A très bientôt ! :)

C'est l'automne ici ! Bises de Queenstown !

Nouvelle Zélande - Episode 1

A l’approche de la Nouvelle Zélande, l’avion est descendu sous la couche de nuages, dévoilant la côte ouest de l’île du sud surplombée par une longue chaîne de montagnes. Une fois passé les Alpes Néo-Zélandaises et quelques turbulences, il a survolé une région de plaines agricoles avant d’atterrir à Christchurch.

Le changement était net ! Plus de klaxons, de circulation intense, de scooters dans tous les sens, de bouibouis sur les trottoirs, de vendeurs qui vous accostent dans la rue… J’ai laissé l’Asie et son vacarme derrière moi et ai découvert un tout nouveau pays à l’influence britannique évidente.

La ville est calme et propre mais une grande partie du centre-ville est en ruine et fermée depuis le tremblement de terre de février 2011. De nombreuses auberges ont subi de lourds dommages et il n’y a, à présent, plus assez de dortoirs pour héberger tous les routards de passage. Il vaut donc mieux réserver à l’avance, ce que je n’avais évidemment pas fait… J’ai donc parcouru une bonne partie du centre-ville en zigzagant entre les rues barrées avec mon gros sac sur le dos et ai fini par trouver une auberge avec un lit de disponible grâce à l’amabilité des Néo-Zélandais.



Je ne suis restée que trois jours à Christchurch, le temps de prendre quelques repères, de faire un tour en ville, d’acheter une voiture et d’envoyer deux lettres de motivation.


J’ai obtenu un poste de monitrice d’escalade à Nelson, dans le nord de l’île du sud, pour seulement trois jours. La route entre les deux villes est très jolie. Les collines sont dorées ou vertes, il y a de nombreux champs, des moutons et on peut apercevoir quelques montagnes à l’horizon.



A Nelson, j’ai rencontré Dean, le gérant de la salle de grimpe, et Rob, un Anglais qui travaille avec lui. Nous avons encadré des collégiens qui faisaient une sortie scolaire de trois jours avec, au programme, diverses activités de pleine nature. Le coin était superbe (pas très loin de Havelock, à l’est de Nelson), le temps magnifique et les enfants plutôt cools. J’ai commencé à m’habituer à l’accent Néo-Zélandais : ils prononcent « tint » pour « tent », « tin » pour « ten », « Bin » pour « Ben », etc. et utilisent des expressions bizarres comme « Sweet as Bro » qui veut en fait dire « Okay»… J’ai fait ma première rencontre avec les terribles « sand-flies », ces mini mouches suceuses de sang qui provoquent des démangeaisons qui peuvent durer plusieurs semaines, et ai visité une grotte magique peuplée de milliers de vers luisants !

De retour à Nelson, j’ai fait la connaissance des grimpeurs, ai repris l’escalade et me suis remise à la recherche d’un boulot. Pas facile, surtout que c’est un endroit qui plait beaucoup, que de nombreux habitants de Christchurch sont venus s’installer ici après le tremblement de terre et que la saison des fruits ne commençait qu’une semaine avant l’arrivée de Eva et Nico, un couple d’amis qui était en voyage en Amérique du Sud et avec qui je devais faire un bout de chemin en Nouvelle Zélande. Bref, j’ai rapidement abandonné mes recherches et j’ai profité du climat agréable de Nelson. J’ai fait une semaine de wwoofing (travail dans une ferme bio en échange de l’hébergement et du couvert) et le reste du temps, j’ai squatté chez des grimpeurs (Un grand merci à Rob, Richie, Ted, Julia, Ayla, Amanda, Digby, Mark, Petra, Dave et la famille Jackson !!)



Je suis allée faire un tour dans Golden Bay, à l’ouest, une région que j’ai adorée ! Les plages de Wharariki et Fossil Point sont splendides même par temps couvert. Par contre, faire une rando de 3h pour aller au sommet de Knuckle Hill, un point de vue idéal sur la côte, quand il y a de la brume, ce n’est pas une très bonne idée…




Tout au bout de Golden Bay, il y a Farewell Spit, un banc de sable immense, réserve naturelle pour oiseaux sauvages, accessible librement uniquement sur les quatre premiers kilomètres (pour aller au bout, il faut payer un tour organisé). En y allant tôt le matin, j’étais seule sur la plage et ai pu voir de nombreux oiseaux dont des cygnes noirs.



Mi-mars, je suis allée grimper à Castle Hill avec Rob, Richie, Ted et Petra. L’endroit est génial ! Il y a de nombreux blocs de calcaire dans une vallée magnifique. Par contre, le rocher est pas mal patiné du coup nous avons principalement grimpé à Flock Hill, un site peu fréquenté, quelques kilomètres plus loin.



La pluie a mis fin à notre petite aventure et nous sommes rentrés en empruntant Arthur’s Pass où nous avons croisé des Kea, sorte de perroquets montagnards très intelligents mais aussi assez fourbes (ils n’hésiteront pas à arracher des morceaux de votre tente ou les joints de votre voiture !).


Pendant ces deux premiers mois, j’ai également grimpé à Paynes Ford (Takaka) et Pohara, fait du planeur avec Ted, rejoint Rob et Digby pour des parties de pêche sur la plage de Nelson, marché jusqu’au centre géographique de la Nouvelle Zélande avec Chris, fait un petit tour à Cable Bay et revu James, un Kiwi que j’avais rencontré en Russie, avec qui je suis allée au Lac Rotoiti.





Et je n’ai pas réussi à m’éloigner plus de quatre jours de Nelson !



vendredi 16 mars 2012

Le Vietnam

Mon entrée au Vietnam, un peu comme pour l'Inde, reflète pas mal l'image que je garde du pays...

Après avoir passé de longues heures dans un vieux bus blindé de personnes et de marchandises en tout genre (dont d'énormes sacs de riz, des poules, des morceaux d'arbres, des cochons, des oiseaux, des pieds de chèvres (?), ...) avec des chauffeurs pas très aimables et un passage à la frontière fastidieux, nous sommes arrivés à Thanh Hoa où je devais changer de bus pour me rendre à Hanoï. Mais arrivés à la gare routière, le bus pour la capitale est tout simplement parti sous nos yeux ! Nous étions 3 touristes (2 Françaises et 1 Allemande) à vouloir nous rendre à Hanoï. Après renseignements, nous avons appris que le trajet coutait environ 3€ mais que c'était le dernier bus qui venait de partir. La Française a commencé à négocier avec le chauffeur qui nous avait amené jusqu'ici et qui nous proposait de faire la route. Finalement, je ne sais pour quelle raison, nous avons accepté et avons payé environ 10€ chacune. Le gars a fait moins d'un kilomètre, a rejoint le bus pour Hanoï qui nous attendait au bord de la route et nous a jeté de son bus en criant que ce n'était pas la peine d'essayer de récupérer notre argent ! Hum, bienvenue au Vietnam !

A l'origine, j'avais prévu d'aller directement en Australie après l'Inde donc je ne m'étais absolument pas renseignée sur la Thaïlande, le Laos et le Vietnam. Et, contrairement à ce que je pensais, il ne fait pas toujours chaud dans les pays d'Asie du Sud-Est ! Il n'est donc pas très conseillé de visiter le nord du Vietnam en hiver...

J'ai passé trois jours à Hanoï, dans le froid et sous la pluie, à très peu sortir de l'auberge de jeunesse. Je n'ai donc pas énormément exploré la ville mais j'ai tout de même découvert ses ruelles "à thème" (rue des chaussures, des vêtements, des confiseries,...), son lac, l'impressionnant nombre de scooters qui circulent et j'en ai profité pour m'acheter une doudoune et un bonnet (j'avais envoyé toutes mes affaires chaudes en France après le Népal) !



J'ai pris un tour tout compris pour visiter la baie d'Along (seulement deux jours et sur le trajet le plus touristique mais vu le temps, j'ai penché pour l'option la plus économique pour quand même avoir un aperçu de la baie). Même par temps couvert, les paysages restent mythiques. Le bateau a navigué entre ces grandes falaises taillées par les vents et la mer, s'arrêtant quelques fois pour la visite d'une grotte, d'un village flottant ou encore pour une balade en kayak de mer.



Je me suis ensuite rendue à Hué dans un bus de nuit surpeuplé. Mais l'avantage au Vietnam, c'est que les routes sont bien meilleures qu'au Laos ! Beaucoup moins sinueuses et presque toujours goudronnées. 


Le mauvais temps ne m'a pas quitté, je ne suis donc restée qu'un jour à Hué où j'ai visité la cité impériale. 


Ce n'est qu'à Hoi An que j'ai enfin vu le soleil. J'ai bien aimé cette ville qui, bien qu'elle soit très touristique, reste agréable et jolie avec ses étroites ruelles et sa rivière. J'y ai retrouvé Sandra, l'Allemande que j'avais rencontré dans le bus entre le Laos et le Vietnam. Nous avons visité la vieille ville, testé d'excellents restaurants et nous nous sommes rendues à My Son, un site historique non loin de Hoi An. 




Sandra est ensuite partie directement à Ho Chi Minh Ville (Saigon) avec l'objectif de quitter le pays avant le Têt (Nouvel an Viet, une excellente excuse pour augmenter tous les tarifs trois semaines avant et encore dix jours après). De mon côté, j'ai quitté la côte pour me rendre à Pleiku, à la rencontre des ethnies des hauts plateaux. Seule touriste dans cette ville peu attrayante, j'ai eu du mal à trouver des renseignements. J'ai finalement contacté un guide qui m'a emmené découvrir les alentours. La régions est magnifique avec de nombreuses plantations de café (certaines en fleur, ça sent super bon !), de thé, d'arbres à caoutchouc et de poivre.





Nous nous sommes rendus dans un village Jarai protégé (dans la région, il faut payer pour visiter chaque village). Les maisons très rudimentaires (mais avec la télé) sont montées sur pilotis. Certains villageois possèdent des animaux (poulets, buffles, cochons), des plantations de thé ou de café ou quelques arbres fruitiers. Ils ont l'électricité mais pas l'eau courante et vont se doucher à la source dans un espace aménagé complètement ouvert.





Après un bref arrêt au lac Bien Ho, je suis partie en direction de Qui Nhong où j'ai pris un train de nuit à destination de Saigon. La ville, moderne, animée et bruyante, était très fleurie en cette période de préparation du Têt. 



Fin janvier, je suis allée faire un tour dans le delta du Mékong. La région est magnifique ! Il y a des rizières de partout, une végétation dense et bien sûr, de nombreuses rivières.




J'y ai rencontré Petra, une Allemande, et Antony, un Anglais, avec qui je me suis rendue sur l'île de Phu Quoc. Nous nous sommes posés à Duong Dong et avons parcouru l'île en scooter, découvrant d'immenses plages quasi désertes mais malheureusement pas toujours très propres. Je suis restée quelques jours à me reposer, profiter de la plage et déguster d'excellents fruits de mer puis je suis retournée à Saigon (en me faisant bien arnaquer sur le trajet du retour !).





J'ai fait la connaissance de Leslie, une amie de Damien (de Lyon), qui travaille au Vietnam depuis quelques mois et qui a eu la gentillesse de m’héberger. Nous avons partagé nos expériences de voyage, visité la ville et mangé quelques spécialités vietnamiennes. 

Il a ensuite été temps pour moi de quitter le pays. Après avoir passé environ huit mois en Asie, je me suis dirigée vers l'hémisphère sud pour me rendre en Nouvelle Zélande, un pays que je rêve de visiter depuis des années !

Albums photos : Hanoï et la Baie d'Along, Hué, Hoi An, Pleiku, Ho Chi Minh Ville, Delta du Mékong, Ile de Phu Quoc.

vendredi 3 février 2012

De Luang Prabang à Sam Neua

J'ai quitté Luang Prabang le 27 décembre après avoir récupéré mon passeport complété d'un nouveau visa. Dans le bus pour Vang Vieng, j'ai fait la connaissance de Marie-Michelle et Jean, un couple français à la retraite qui passe plus de temps à l'étranger qu'en France !

La route entre les deux villes n'est pas très bonne et compte de nombreux virages mais offre une vue magnifique sur les vallées qu'elle traverse (bien plus jolies dans la réalité que sur les photos prises depuis le bus).


Vang Vieng est réputée pour ses soirées et le tubing (descente de la rivière sur des chambres à air de tracteur en allant de bar en bar) mais aussi pour ses superbes paysages.


Après avoir passé la nuit dans un hôtel au sud du centre ville avec Mady, une Roumaine rencontrée à l'arrivée, je suis partie m'installer loin des fêtards, de l'autre côté de la rivière, dans une guest house bien sympa qui affichait complet la veille. J'y ai retrouvé Maire-Michelle et Jean avec qui je me suis très bien entendue.

J'ai fait pas mal de balades dans le coin en vélo, en scooter et à pied. Je suis allée au lagon bleu qui n'a rien de spectaculaire et qui ressemble davantage à une petite rivière, mais qui m'a permise de me rafraichir un peu. Juste à côté se trouve une immense grotte dont la pièce principale est occupée par un Bouddha éclairé par la lumière du soleil. J'ai découvert le coté rural de Vang Vieng, grimpé Pha Ngeun qui offre une vue sur toute la région et enfin, j'ai descendu la rivière en canoë avec le couple de Français et Mady.






Je suis partie le 31 décembre pour Phonsavan où j'ai rencontré deux Australiennes, une Américaine, un Suisse, un couple d'Australiens et deux frères américains. Nous avons passé le réveillon dans un petit resto bien sympa mais nous étions tous fatigués de nos voyages respectifs donc nous sommes rentrés à 22h !

Le Laos est le pays qui a été le plus lourdement bombardé dans l'histoire du monde et la région de Phonsavan (Xieng Khuang) a été gravement touchée lors de la guerre secrète menée par les Américains de 1964 à 1973. Et aujourd'hui encore, il y a de nombreux accidents causés par les bombes qui n'ont pas explosées au moment de l'impact. La région reste donc très pauvre car les paysans n'osent pas étendre leurs champs à cause du danger (rien que de cultiver les parcelles déjà existantes présente des risques car les pluies diluviennes, lors de la mousson, peuvent déplacer des bombes dans des zones qui ont été dégagée) et très peu de nouvelles constructions sont entreprises pour les mêmes raisons.


Phonsavan est aussi connue pour la "Plaine des jarres". Sur des centaines de mètres carrés, on trouve plusieurs groupements de géantes jarres très anciennes, faites de pierre et dont on ignore l'origine et l'utilisation. Certains archéologues pensent qu'elles étaient disposées proche des corps enterrés et remplies de diverses offrandes.




Le 2 janvier, je me suis rendue à Sam Neua où je me suis posée 5 jours en attendant que mon visa pour le Vietnam soit valide. On y croise très peu de touristes et quasiment aucun habitant ne parle anglais. La ville a peu d'attrait et il peut y faire très froid en hiver. Bref, ça ne vaut vraiment pas le coup d'y rester ! Mais j'en ai profité pour faire un peu de tri dans mes photos, écrire un article, préparer un cadeau pour l'anniversaire de ma p'tite Maman et me rendre à Vieng Xai pour visiter les grottes qui ont abritées les leaders du Pathet Lao, de nombreux soldats et les villageois du coin pendant les bombardements américains.



J'ai enfin pu prendre le bus pour le Vietnam le 7 janvier.

J'ai encore pris du retard... Je vous raconterai mes 3 semaines passées au Vietnam dans un prochain article. Je viens tout juste d'arriver en Nouvelle Zélande où je compte rester quelques mois ! :)


Albums photos : Vang Vieng, Phonsavan, Sam Neua et Vieng Xay.